Grande dune d'un orange rougeâtre à Merzouga, sous un ciel strié de nuages gris, avec du sable ridé au premier plan

Le voyage au Sahara en un coup d'œil

Temps de route9-10 heures depuis Marrakech, 7-8 heures depuis Fès
Destinations principalesMerzouga (accessible, spectaculaire) ou M'Hamid (isolé, plus calme)
Durée typique1 nuit au minimum, 2 nuits pour bien en profiter
Meilleures saisonshiver (déc.-fév.), printemps (mars-mai), automne (sept.-nov.)
À éviterété (juin-août) — trop chaud pour en profiter (45-50 °C)
Le bémolDu sable partout, des nuits proches de zéro en hiver et une plomberie sommaire même dans les camps « de luxe »

Les voyageurs arrivent au camp avec des idées très différentes de ce qui les attend. Les uns pensent à Lawrence d'Arabie, les autres à un complexe de glamping posé dans le sable. La réalité tient entre les deux, plus près d'un camping bien organisé que de l'une ou l'autre image, avec ses inconforts bien réels et son encadrement touristique. Le savoir avant de partir change la façon dont on vit la nuit sur place.

Ce qui suit reprend le voyage dans l'ordre où il se présente : la route, le camp, la nuit, puis le retour.

La route fait la moitié du voyage

Le désert ne se rejoint pas en une heure. Depuis Marrakech, comptez neuf à dix heures de route, sept à huit depuis Fès, arrêts non compris. Sur le papier, c'est une corvée. C'est en réalité l'un des meilleurs moments du séjour, parce que le paysage ne cesse de changer : montagnes, puis vallées, puis pré-désert, puis le désert lui-même, en une journée.

L'itinéraire depuis Marrakech traverse le Haut Atlas par le col du Tizi n'Tichka. La route grimpe à plus de 2 000 mètres, en lacets, avec les vues qui vont avec. Puis on redescend dans le bassin de Ouarzazate, où l'horizon s'élargit et les couleurs passent du vert à l'ocre. Vous longez des kasbahs construites en pisé, qui se fondent dans le paysage dont elles sont faites.

La plupart des voyages font halte à Aït Benhaddou, le village fortifié qu'on a vu dans à peu près tous les films tournés dans le désert. L'arrêt se justifie. On y lit comment on a bâti ici pour se défendre, siècle après siècle. En fin d'après-midi, la lumière fait virer la terre rouge à l'or.

Photographier la route

Demandez une place côté fenêtre, et dites au chauffeur de s'arrêter aux points de vue. La plus belle lumière est celle du petit matin et de la fin d'après-midi.

Après Ouarzazate, vous traversez les vallées du Dadès et du Todra. Ce ne sont pas encore des paysages désertiques, mais des vallées fluviales, des palmeraies et des villages berbères. Le contraste entre le vert des oasis et la roche nue saute aux yeux. La route des gorges du Todra passe entre des parois de 300 mètres.

Vue en surplomb sur les palmeraies de l'oasis de Tinghir, avec les ruines d'un ksar en terre, la ville et des collines arides au loin sous un ciel gris

Ce n'est que dans la dernière heure que le paysage devient vraiment désertique. La végétation disparaît, la terre tourne au sable, et l'Erg Chebbi apparaît d'un coup à l'horizon, orange sur un sol plat.

La route compte parce qu'elle situe le désert. Vous voyez où il commence dans la géographie du pays, vous traversez une à une les zones de transition, et après une journée de voiture les dunes ne sortent pas de nulle part.

Merzouga ou M'Hamid

Presque tous les voyages au Sahara se partagent entre deux destinations. Merzouga se trouve au bord de l'Erg Chebbi, le plus accessible des deux ergs. M'Hamid est plus au sud, près de l'Erg Chigaga, plus isolé et plus long à atteindre. Le choix pèse sur tout le reste de l'étape.

Merzouga est la plus équipée des deux. Le village a des hôtels, des restaurants et une route qui mène jusqu'au bord du sable. Les camps y vont du très simple au grand confort. Le trek à chameau jusque dans les dunes prend de 45 minutes à une heure ; le 4x4 fait le même trajet en une fraction de ce temps. Les dunes sont hautes, aux crêtes bien dessinées. Il y a du monde, mais réparti sur beaucoup de camps.

M'Hamid est la plus calme. Le village est plus petit, et rejoindre les dunes demande un trajet en 4x4 plus long, sur des terrains changeants. Les camps y sont plus rustiques et les adresses de luxe plus rares. En échange, vous avez de l'espace. Peu de voyageurs descendent aussi bas, et le désert paraît plus large et plus vide.

Choisir son camp

Pour un premier séjour dans le désert, prenez Merzouga, où les camps sont meilleurs, les dunes se photographient bien et la route depuis Marrakech se fait en une journée s'il le faut. M'Hamid s'adresse à ceux qui connaissent déjà le Sahara et le veulent plus vide.

Arrivée au bord du désert

Vous arrivez à Merzouga ou à M'Hamid en fin d'après-midi. L'équipe du camp vous attend. Puis vient la question qui tracasse beaucoup de voyageurs : chameau ou 4x4.

Le chameau est traditionnel et photogénique. Il est aussi inconfortable. Monter et descendre relève de l'acrobatie, le balancement de la démarche demande un temps d'adaptation, et l'animal sent fort. Quarante-cinq minutes ne sont pas insupportables, mais personne ne parlerait de détente. On le fait pour le souvenir et pour les photos. Si vous avez le dos fragile ou la mobilité réduite, le chameau vous fera mal.

La plupart des camps assurent aujourd'hui le trajet en 4x4, jusque devant les tentes. C'est pratique, confortable et parfaitement défendable. Certains voyageurs ont l'impression de tricher en renonçant au chameau. Ce scrupule n'a pas lieu d'être.

Personne, ici, ne choisit le chameau quand un 4x4 est garé à côté.

Beaucoup de camps proposent un compromis : 4x4 jusqu'aux tentes, puis une courte sortie à dos de chameau au coucher du soleil. Vous avez la photo sans les quarante-cinq minutes.

Quel que soit le moyen, l'heure qui précède le coucher du soleil est celle qu'on retient. Le sable passe du jaune à l'orange puis au caramel, les ombres s'allongent derrière chaque crête, et la chaleur retombe. À dos de chameau, on n'entend plus que les pas dans le sable. En 4x4, on regarde la lumière glisser sur les ondulations à travers la vitre.

Caravane de dromadaires traversant les dunes du Sahara, menée par un guide à pied en robe longue et chèche, sous une lumière rasante

Les quatre niveaux de camp

L'expression « camp de luxe dans le désert » prête à confusion. Le luxe ne se mesure pas ici comme en ville, et mieux vaut savoir ce que le désert autorise avant de réserver.

Les camps basiques proposent des tentes berbères avec un simple matelas posé au sol ou sur une plateforme basse, des sanitaires partagés à l'extérieur des tentes, des repas cuits au feu et pas d'électricité. C'est du camping saharien sans fard — nuits froides, sanitaires sommaires, rien de superflu — et beaucoup le trouvent franchement inconfortable. Ceux qui viennent pour l'aventure n'en demandent pas davantage.

Les camps standard montent d'un cran et offrent de vrais lits, des tentes individuelles avec salle de bain attenante, l'eau courante chauffée au solaire, et assez d'électricité pour recharger un téléphone. Les repas sont préparés sur place et servis à table. C'est le niveau que la plupart des voyageurs trouvent suffisant.

Les camps de luxe vont nettement plus loin. De vrais matelas, une salle de bain privative avec toilettes à chasse d'eau et douche chaude, de l'éclairage à l'intérieur, un coin salon sous la tente, et une cuisine confiée à des cuisiniers formés. Certains ont une piscine, remplie par camion-citerne, ce qui paraît absurde jusqu'à l'après-midi où vous y entrez.

Les camps ultra-luxe se rapprochent de l'hôtel : très grands lits, salle de bain privative avec une pression d'eau correcte, climatisation sur groupe électrogène, WiFi, cuisine digne d'un restaurant. Ils existent, et ils coûtent beaucoup plus cher, parce que ce que vous payez, c'est la logistique qui amène tout cela au milieu du sable et qui l'y maintient.

Ce que le désert impose

Même en haut de gamme, l'eau est précieuse et parfois rationnée. L'électricité vient d'un groupe électrogène ou de panneaux solaires, dont la capacité est limitée. Et si quelque chose casse, la pièce de rechange est à des heures de route. Le sable, lui, entre partout, quoi que fasse le camp.

Le choix du niveau dépend du budget et de la dose d'inconfort que vous acceptez d'encaisser. Le basique se défend si vous êtes jeune et aventureux, le standard suffit à la plupart, et le luxe s'impose pour les voyages de noces ou pour qui a besoin d'un confort fiable. L'ultra-luxe s'adresse à ceux qui paient volontiers le prix fort pour rendre facile un environnement qui ne l'est pas.

Une soirée au camp

Vous arrivez au camp au coucher du soleil, et la température tombe vite. Ce qui était chaud deux heures plus tôt devient agréable en 30 minutes, et frais en une heure.

La soirée se déroule à peu près de la même façon partout. Vous vous installez sous la tente, et le thé arrive presque aussitôt. Au Maroc, le service du thé à la menthe est un cérémonial, et les camps en ont fait leur geste d'accueil. Vous le buvez en regardant s'éteindre les dernières lueurs.

Le dîner est servi à la nuit tombée, vers 20 h ou 21 h, à des tables communes. C'est du tagine la plupart du temps, avec des salades, du pain et des fruits. La qualité suit le niveau du camp, honnête dans l'ensemble. Le cadre fait le reste.

Petite tente de toile au toit vert parmi les dunes orangées et de jeunes palmiers, avec des bâtiments en terre au loin

Après le dîner, il y a presque toujours de la musique, percussions et chants berbères autour du feu. Les rythmes sont hypnotiques une fois qu'ils s'installent. Certains camps insistent trop pour faire participer les hôtes. D'autres vous laissent écouter, et c'est très bien ainsi.

Puis viennent les étoiles. L'isolement du Sahara et l'absence de pollution lumineuse donnent des nuits d'une clarté rare. Si vous n'avez jamais vu d'étoiles ailleurs qu'en ville, le premier regard désoriente. La Voie lactée se détache en une bande nette, les étoiles filantes sont fréquentes, et le nombre d'étoiles visibles dépasse ce qu'on imagine. Pour beaucoup de voyageurs, cela suffit à justifier le déplacement.

Conseil pour observer les étoiles

Apportez si possible une lampe frontale à lumière rouge, qui préserve mieux la vision nocturne que la lumière blanche. Téléchargez une application d'astronomie avant de partir (pas de réseau dans les camps). Le meilleur moment vient après 22 h, quand les camps se calment.

On dort plus ou moins bien selon la saison et selon le camp. Les nuits d'hiver sont froides au point que vous prendrez toutes les couvertures qu'on vous tend ; les nuits d'été restent chaudes ; au printemps et à l'automne, une veste suffit. Si vous êtes assez loin des autres camps, le silence est total. Les uns le trouvent apaisant, les autres franchement étrange. Le lever du soleil est plus tardif qu'on ne le croit : près de 7 h 15 en décembre et en janvier, un peu après 5 heures fin mai. Demandez au camp à quelle heure sortir, et comptez large pour la montée dans le sable.

Ce qu'on fait sur place

Au désert, l'essentiel consiste à être là, pas à enchaîner les activités. Quelques-unes reviennent tout de même dans presque tous les camps.

La montée d'une dune au lever du soleil se pratique à peu près partout. Vous vous levez avant l'aube, grimpez jusqu'à une crête haute et regardez la lumière arriver. Elle change le paysage de minute en minute, et c'est aussi le meilleur moment pour les photos. Comptez une heure avec la montée et la descente.

Le sandboard demande des dunes bien raides. Les camps prêtent les planches. On monte, on descend. C'est amusant une vingtaine de minutes, jusqu'à ce que la remontée dans le sable ait raison de vous. Les enfants tiennent plus longtemps que les adultes.

Marcher dans les dunes montre ce qu'on ne voit ni du camp ni du dos d'un chameau. Des plantes poussent là où l'on n'en attend pas. Les traces d'animaux se lisent sur le sable. Le vent y laisse un fin motif de rides, et l'on sent l'air chaud remonter le long des pentes. Au bout d'une heure de déambulation, le désert ressemble moins à une étendue vide qu'à un écosystème.

Certains camps organisent des sorties en 4x4 chez des familles nomades. Selon le prestataire, cela va de la rencontre sincère au spectacle monté pour les visiteurs. Les bonnes vous emmènent chez des familles qui vivent encore ainsi, et vous voyez comment elles gèrent l'eau, élèvent leurs bêtes et organisent une journée dans le désert. Les mauvaises donnent l'impression de visiter un zoo humain. Avant de réserver, demandez à l'opérateur qui organise la visite et ce qu'en reçoit la famille. Si la réponse reste vague, renoncez.

Rester assis au camp à regarder la lumière tourner sur les dunes est très sous-estimé. Rien n'y reste immobile : le vent retravaille le sable en permanence, et l'angle du soleil en change constamment les couleurs.

Dunes de sable doré du Sahara, vierges de toute trace, aux ombres franches et au sable ridé, sous un ciel bleu clair

La réalité des températures

Le désert n'est pas toujours chaud. Il bascule du tout au tout entre le jour et la nuit, et c'est là que les mauvaises surprises attendent les voyageurs mal préparés.

Les températures, saison par saison

Été (juin-août) : trop chaud pour en profiter. L'après-midi, la température atteint 45-50 °C et l'ombre n'y change presque rien. La plupart des bons camps ferment l'été, parce que le séjour cesse d'être agréable et devient une épreuve d'endurance. Si quelqu'un vous propose un voyage au désert bon marché en plein été, il y a une raison à ce prix.

Printemps (mars-mai) : journées agréables (25-30 °C) et nuits fraîches (10-15 °C). C'est la bonne saison. On est à l'aise pendant les activités, et les nuits demandent une veste sans être glaciales. Le printemps peut être venteux, ce qui soulève le sable — agaçant, mais cela ne gâche pas le voyage.

Automne (septembre-novembre) : comme le printemps, en plus stable. Des journées chaudes sans être brûlantes, des nuits qui se rafraîchissent agréablement. Avec l'hiver, c'est la haute saison du désert.

Hiver (décembre-février) : les journées sont belles (18-22 °C) et la nuit, le thermomètre descend aux alentours de zéro (0-5 °C), si bien qu'il vous faudra de quoi avoir vraiment chaud. Le froid est sec, donc moins mordant que la même température sous un climat humide, mais vous prendrez toutes les couvertures que le camp vous donnera. L'hiver offre les ciels les plus purs et la meilleure observation des étoiles.

Prévoyez plusieurs épaisseurs, quelle que soit la saison. L'écart entre le jour et la nuit impose des vêtements chauds même quand l'après-midi est brûlant.

L'envers du décor

Le sable entre partout. Chaussures, sac, téléphone, cheveux, dents. On n'y peut rien. Prenez des lingettes et renoncez à être vraiment propre pendant 24 heures.

Les sanitaires varient d'un camp à l'autre, et même en haut de gamme la pression d'eau n'atteint jamais celle d'un hôtel. Les chasses d'eau fonctionnent, mais il faut parfois les remplir au seau. Dans les camps basiques, ce sont des toilettes à la turque, voire pire. Les femmes ont intérêt à prévoir la question des règles avant de partir. C'est gérable, à condition d'avoir tout emporté.

Aller aux toilettes la nuit est moins simple qu'il n'y paraît. Les tentes sont à l'écart des sanitaires et vous traversez du sable mou dans le noir. Prenez une lampe frontale, ou éclairez-vous au téléphone. Le trajet est court, mais le terrain se devine mal la première nuit.

Le réseau et le WiFi vont du peu fiable à l'inexistant. Quelques camps de luxe ont un WiFi satellite, lent et cher ; la plupart n'ont rien du tout. Beaucoup de voyageurs finissent par y trouver leur compte, mais si quelqu'un doit pouvoir vous joindre, réglez la question avant de partir.

L'essentiel à emporter

Lingettes, lampe frontale ou petite torche, batterie externe (la recharge n'est pas fiable), de quoi vous couvrir le soir, crème solaire et lunettes de soleil pour la journée, et un foulard ou un chèche contre le sable. Voir aussi notre guide complet pour préparer votre valise.

Le retour commence tôt. Vous êtes debout pour le lever du soleil, vous prenez le petit-déjeuner, et la voiture repart vers 8 h ou 9 h. Le trajet se fait en plein jour, et vous voyez enfin les paysages traversés au crépuscule à l'aller.

Ce que « luxe » veut dire ici

Le marketing des camps de luxe promet parfois plus qu'il ne peut tenir. Autant être précis sur ce que le mot recouvre ici.

Un camp de luxe dans le désert offre : des lits confortables, une salle de bain privative avec douche chaude, un chauffage et une climatisation fiables, une bonne table, un personnel attentif et des intérieurs soignés. C'est déjà remarquable, vu ce que suppose la logistique dans un désert isolé.

Un camp de luxe dans le désert n'offre pas : les services d'un hôtel, une température parfaitement maîtrisée, de l'eau chaude à volonté, un WiFi rapide, de la haute cuisine ni le confort d'une ville. L'environnement fixe la limite, quel que soit le prix.

Chambre au lit jaune moutarde devant une grande fenêtre voilée, ouverte sur un lac et des sommets enneigés

Ce que vous achetez, c'est du confort rapporté aux conditions du désert, pas du confort dans l'absolu. Le prix paie l'acheminement de ce confort loin de tout, et pour beaucoup de voyageurs l'argent est bien employé. Mais ce n'est pas le Four Seasons dans le sable.

Une nuit suffit-elle ?

La plupart des voyages au Sahara comptent une nuit dans le désert, et une nuit suffit à l'essentiel : la route aller, l'arrivée au camp, le coucher du soleil, les étoiles, le lever du jour, le retour. Vous avez le désert sans passer trop longtemps dans des conditions rudimentaires.

Deux nuits laissent le temps de souffler. La première, vous êtes trop stimulé pour vous poser ; la seconde, vous vous êtes fait au rythme et vous commencez à percevoir le calme du lieu. Elles ménagent aussi du temps pour une excursion dans les environs, ou pour ne rien faire du tout.

Trois nuits commencent à paraître longues. Passé la deuxième, l'expérience ne s'approfondit plus beaucoup, sauf si vous marchez d'un camp à l'autre ou partez en expédition 4x4 sur plusieurs jours. Et le confort spartiate des camps finit par peser.

Prenez deux nuits si votre calendrier le permet. Trois ne se justifient qu'avec un programme précis en plus.

Où placer le désert dans un itinéraire

Le Sahara occupe en général le milieu d'un itinéraire marocain. Vous roulez plusieurs jours depuis Marrakech ou Fès, vous passez une ou deux nuits dans les dunes, puis vous repartez vers l'étape suivante.

Le plus courant : Marrakech → Sahara → Fès, un arc par le sud du pays. Vous voyez l'Atlas, le désert et deux villes impériales. Comptez 7-10 jours au minimum.

Variante : Marrakech → Sahara → retour à Marrakech par une autre route. Cela dessine une boucle dans les paysages du sud. C'est la formule de ceux qui veulent le désert sans faire à la fois Marrakech et Fès.

L'étape désertique ajoute 3-4 jours à n'importe quel itinéraire (deux jours de route, une ou deux nuits sur place). C'est une part importante du séjour, et cela en vaut presque toujours la peine. Après une semaine de médinas, l'espace et le silence ont un effet qu'aucune ville ne peut avoir.

Notre guide des saisons, visites au désert comprises détaille le calendrier région par région.

Le Sahara pèse sur le reste du séjour, qu'il en soit le cœur ou une étape dans un parcours culturel plus large. L'itinéraire s'ordonne autour de lui, avant comme après.

L'image et la réalité

Le Sahara ne ressemblera pas au fantasme romantique que vous aviez en tête. Il sera aussi plus impressionnant que prévu, mais autrement.

Vous ne glisserez pas en silence sur des dunes infinies à dos de noble chameau. Vous passerez moins d'une heure, secoué, sur une bête qui sent fort, pour rejoindre un camp qu'une voiture atteint sans peine.

En revanche, vous verrez un ciel sans commune mesure avec ceux que vous connaissez, et le lever du soleil redessinera tout le paysage en 20 minutes. Vous connaîtrez un silence et une immensité que la ville ne donne jamais, et vous ouvrirez la tente sur des dunes.

Le Sahara donne beaucoup à qui le prend pour ce qu'il est, et non pour ce qu'il devrait être.

Organiser l'étape désertique

Le désert ne se place pas dans un itinéraire comme les villes ou la côte atlantique : les dunes tranchent complètement avec les sommets de l'Atlas et les plages. Selon que vous cherchez un camp isolé pour un voyage de noces ou une étape de paysages entre deux villes, ce ne sera ni le même camp ni le même rythme.

Nous accordons le niveau du camp à l'inconfort que vous voulez bien accepter, et nous vous prévenons quand celui que vous avez choisi ne donnera pas ce que vous imaginez. La route compte autant que le camp.

Commencez à planifier votre voyage au Maroc →


Le Sahara en bref

Meilleure périodedécembre-février (hiver), mars-mai (printemps), septembre-novembre (automne)
À éviterjuin-août (trop chaud, 45-50 °C)
Combien de temps1 nuit au minimum, 2 nuits pour bien en profiter
LieuMerzouga (accessible, spectaculaire) ou M'Hamid (isolé, plus calme)
Temps de route9-10 heures depuis Marrakech, 7-8 heures depuis Fès
Chameau ou 4x4Le 4x4 est plus confortable. Compromis courant : 4x4 jusqu'au camp, courte balade à dos de chameau pour les photos
Niveaux de campbasique (authentique mais rustique), standard (suffisant), luxe (confortable), ultra-luxe (proche de l'hôtel, avec les contraintes du désert)
Amplitude thermique13-16 °C d'écart entre l'après-midi et le milieu de la nuit
À emporterplusieurs épaisseurs, lampe frontale, lingettes, batterie externe, crème solaire, un chèche contre le sable

Le Sahara est impressionnant, et il est aussi exigeant, parfois inconfortable. Ceux qui en profitent le plus sont arrivés préparés aux deux.