Plafond orné en bois de cèdre sculpté et peint à l'intérieur d'un palais de Marrakech.

Marrakech a tendance à submerger ceux qui la découvrent. La médina est intense, la chaleur d'été peut être impitoyable, et on vous abordera sans arrêt pour vous vendre quelque chose ou vous conduire quelque part. Et pourtant, beaucoup en tombent amoureux. Ce qui fait la différence, la plupart du temps : savoir dans quoi on met les pieds et ne pas attendre de la ville autre chose que ce qu'elle est.

Voici, pour une première visite, ce que tout le monde va voir et qui mérite de l'être, puis les endroits qui vous emmèneront plus loin quand vous serez prêt.

Marrakech en un coup d'œil

L'essentielJemaa el-Fna, souks, medersa Ben Youssef
Au-delà des évidencesVélo dans la Palmeraie, architecture du Mellah, galeries de Guéliz
Meilleures périodesMars-mai, septembre-novembre
Durée de séjourMinimum 2 jours, idéal 3-4 jours
Où logerRiad en médina pour l'atmosphère, Guéliz pour l'espace
Conseil de survie« Non merci » et continuez à marcher

La plupart des premiers voyages au Maroc commencent à Marrakech, et c'est par elle qu'on découvre la diversité régionale du pays. Le choix de la période compte. Au printemps et à l'automne, la marche reste agréable du matin au soir. L'été, la chaleur peut être écrasante. Si votre temps est compté, la ville suffit à remplir un séjour resserré de 3-5 jours.

Ajuster ses attentes : le vrai Marrakech

Marrakech n'est pas une cité médiévale immaculée figée dans le temps, mais une ville active de plus d'un million d'habitants, qui abrite un cœur historique exceptionnel. La médina a par endroits des airs de parc d'attractions. La grande place devient franchement chaotique une fois les stands de nourriture montés. Et il se trouvera toujours quelqu'un pour vous vendre quelque chose, vous guider quelque part ou vous faire entrer dans la boutique d'un cousin.

Tout cela est normal, et rien ne vous vise personnellement. L'économie de la ville repose en partie sur le tourisme, et racoler le passant fait vivre beaucoup de monde ici. Vous pouvez y faire face sans vous montrer désagréable et sans vous faire avoir.

Ce que Marrakech réussit mieux que presque partout ailleurs, c'est le contraste. Vous sortez des souks, chauds et bondés, et vous poussez la porte d'une cour de riad, fraîche et silencieuse. Ces maisons traditionnelles à cour intérieure sont faites pour ce répit. Vous quittez Jemaa el-Fna à plein volume et, au bout de quelques ruelles, vous voilà dans un jardin paisible.

Cour d'un riad de Marrakech avec piscine turquoise, arches ornées et végétation luxuriante.
La ville vous apprend à goûter la quiétude en vous montrant d'abord l'intensité.

Venez chercher un Maroc version Disney et la réalité vous décevra. C'est une vraie ville, où l'histoire cohabite avec la vie d'aujourd'hui, et, prise comme telle, elle est passionnante.

L'essentiel de Marrakech : ce que tout le monde fait (et devrait faire)

Si certains lieux de Marrakech attirent les foules, c'est qu'ils le méritent. Voici ce qu'il faut en attendre.

Jemaa el-Fna : la grande place

Le jour, la place reste plutôt calme : des stands de jus d'orange, quelques charmeurs de serpents, des passants qui la traversent pour aller ailleurs. Le soir, elle bascule dans un chaos maîtrisé. Les stands de nourriture se montent, les tambours se mettent à battre, les conteurs rassemblent leur cercle, les artistes au henné s'installent, et l'énergie monte jusqu'à ce que la ville entière semble tenir dans cet espace.

Allez-y deux fois si vous le pouvez : la première au coucher du soleil, pour voir le basculement, la seconde après 20h, quand la place bat son plein. Vous y resterez 20 minutes ou deux heures, à votre guise. On vous invitera à manger aux stands, à vous faire faire un henné, à regarder les spectacles. Tout se paie, et tout se négocie. Si vous mangez sur place, choisissez les stands les plus fréquentés, ceux où des Marocains sont attablés. La cuisine est correcte sans plus : vous payez l'ambiance, pas un tagine étoilé.

À propos des photographes de la place

Si quelqu'un pose un singe sur votre épaule ou vous tend un serpent, il vous demandera de l'argent, c'est son gagne-pain. Soit vous acceptez en sachant que vous paierez (10 à 20 dirhams, c'est raisonnable), soit vous déclinez poliment et vous continuez votre chemin.

Certains adorent la place, d'autres la trouvent éprouvante. Dans un cas comme dans l'autre, inutile d'y passer des heures pour « comprendre » Marrakech : voyez-la une fois au crépuscule, quand elle change de visage, et repartez quand vous en avez assez.

La mosquée Koutoubia : l'emblème de Marrakech

Le minaret de la Koutoubia au-dessus des palmiers, monument le plus reconnaissable de Marrakech

Le minaret de 77 mètres de la Koutoubia donne à Marrakech sa silhouette. Construit au XIIe siècle sous les Almohades, il a établi le modèle dont procèdent la Giralda de Séville et la tour Hassan de Rabat, entreprises l'une et l'autre dans la génération qui a suivi. La mosquée, toujours en activité, est fermée aux non-musulmans, mais l'extérieur et les jardins valent le détour.

Faites le tour de la mosquée au coucher du soleil, quand l'appel à la prière résonne et que le minaret prend la lumière. Depuis les jardins, côté nord, vous aurez le meilleur angle pour la photographier ; vous y trouverez aussi une pause au calme, à cinq minutes à pied de Jemaa el-Fna.

Le minaret est illuminé la nuit et visible depuis les restaurants en terrasse de toute la médina. Servez-vous-en pour vous repérer : si vous voyez la Koutoubia, vous savez à peu près où vous êtes.

Les souks : comment s'y retrouver sans y perdre la tête

Les souks (marchés) s'étendent au nord de Jemaa el-Fna dans un labyrinthe de ruelles couvertes. Quelques notions pour se repérer dans une médina vous serviront, même si les souks de Marrakech restent volontairement compliqués. Chaque secteur était traditionnellement réservé à un métier ; ce découpage est moins net qu'autrefois. Le travail du métal se trouve au Souk Haddadine, côté est, où vous entendrez les marteaux. Le cuir est au Souk Cherratine et dans les rues autour, l'odeur vous y conduit. Les textiles et les tapis se concentrent autour du Souk des Teinturiers et de Rahba Kedima, où les épices occupent la place. Le travail du bois est au Souk Nejjarine.

Vous vous perdrez, c'est prévu. Google Maps ne fonctionne quasiment pas sous les toits des souks. Acceptez de flâner. Quand vous voulez sortir, demandez « Jemaa el-Fna ? » et on vous montrera la direction.

Faire ses achats dans les souks

Si vous ne faites que regarder, dites-le clairement : « Je regarde juste, merci. » Si quelque chose vous intéresse, demander le prix ouvre la négociation. Attendez-vous à payer 50 à 60 % du premier prix annoncé. Savoir partir fait partie du jeu. S'ils vous rattrapent, c'était leur vrai prix.

N'achetez pas dans la première boutique. Faites d'abord le tour pour voir ce qui existe, à quoi ressemble un travail soigné et autour de quel prix les choses se négocient vraiment. Vous reviendrez ensuite dans une boutique qui vous a plu, ou vous trouverez le même objet ailleurs en sachant ce qu'il vaut.

Mur bleu tapissé de petits cadres souvenirs aux couleurs vives, en forme de fenêtres à arc, la plupart marqués « Rabat »

Les souks épuisent. Certaines boutiques ferment en début d'après-midi (environ 13h-16h) à cause de la chaleur, donc allez-y le matin ou en fin de journée. Et rien ne vous oblige à tout faire d'un coup. Les souks un jour, autre chose le lendemain, et vous y revenez reposé.

La medersa Ben Youssef : le chef-d'œuvre architectural

Ce collège islamique du XVIe siècle est le plus beau bâtiment de la médina de Marrakech. Une medersa fut fondée sur ce site au XIVe siècle sous les Mérinides, mais il n'en subsiste rien : l'édifice où vous entrez aujourd'hui a été reconstruit par le sultan saadien Abdallah al-Ghalib et achevé en 1565. Le cèdre sculpté, le zellige et le stuc ciselé couvrent toutes les surfaces qui pouvaient recevoir un décor. Les cellules d'étudiants autour de la cour centrale donnent une idée de ce qu'était la vie ici. Les voyages culturels s'y attardent souvent davantage, le temps d'observer les détails architecturaux et les techniques artisanales.

Allez-y tôt le matin (9h-10h), avant les groupes, ou en fin d'après-midi, après leur départ. En milieu de journée, il y a souvent foule. Prévoyez 30 à 45 minutes, prenez votre temps dans la cour, levez les yeux, asseyez-vous un moment.

C'est ici que l'artisanat marocain cesse d'être une idée abstraite. Quelqu'un a tracé cette géométrie à la main, carreau après carreau, et le calcul devait tomber juste avant la pose de la première pièce. Et après le vacarme des souks, le silence y est le bienvenu.

Vue à travers une arche ornée encadrant la cour intérieure de la medersa Ben Youssef.

Entrée environ 50 dirhams. Vous n'avez pas besoin de guide.

Le Jardin Majorelle : oui, c'est touristique, mais voici pourquoi

La villa bleu cobalt entourée de jardins de cactus appartenait à Yves Saint Laurent. Instagram l'a rendue célèbre, donc bondée. C'est aussi un très beau jardin, ce qui explique la foule.

Allez-y dès l'ouverture, à 8h. À 10h, c'est plein. Si vous logez dans le quartier, la fin d'après-midi convient aussi : un jardin frais et ombragé pendant que la ville cuit, une belle lumière dans les bambous et le musée YSL juste à côté si la mode vous intéresse. La promenade prend environ une heure, sans se presser.

Le bleu est saisissant, les plantations sont tenues au cordeau, et le jardin est à Guéliz, la ville nouvelle, donc facile à glisser dans une matinée passée ailleurs qu'en médina.

Si vous détestez la foule, passez votre chemin. Les autres trouveront ce qu'ils sont venus chercher : un beau jardin, et une file d'attente à l'entrée.

Au-delà des évidences : où aller quand vous êtes prêt

Une fois l'essentiel vu, voici ce qui vous fera entrer plus avant dans la ville.

Vélo dans la Palmeraie à l'heure dorée

Pour s'échapper de la ville, le plus simple est de gagner la Palmeraie, au nord-est. Louez un vélo et roulez dans les plantations de palmiers dattiers au coucher du soleil. La lumière filtre entre les palmes, les pistes de terre sont désertes, une charrette à âne passe de temps en temps. On se croirait à la campagne, et l'on est pourtant toujours en ville.

Plusieurs loueurs de vélos sont installés près de la Palmeraie. Partez entre 17h et 18h à la saison fraîche, entre 18h et 19h en été. Comptez 90 minutes, la plupart des boucles vous ramènent à votre point de départ. Vous ne croiserez presque personne, c'est tout l'intérêt, et vous aurez l'impression d'avoir déniché quelque chose, même si beaucoup de gens font la même sortie.

Le Mellah : l'architecture du quartier juif

Le quartier juif historique de Marrakech n'est pas bâti comme le reste de la médina : les bâtiments sont plus hauts, les balcons donnent sur la rue, les passages sont plus larges. Les synagogues, dont certaines servent encore, ne ressemblent à rien de ce qui les entoure.

Une promenade ici restitue un pan de l'histoire du Maroc que la grande médina laisse de côté, et montre comment chaque communauté a bâti sa part de la même ville. La place des Ferblantiers, aujourd'hui marché aux épices et aux herbes, sert de point d'ancrage au quartier. Venez le matin ou en fin d'après-midi, et enchaînez avec les tombeaux saadiens, tout près.

C'est un quartier vivant, et par endroits délabré. L'architecture, elle, raconte ce que la grande médina ne raconte pas.

Porte ouvragée dans une ruelle de la médina de Marrakech, avec son arc outrepassé en stuc ciselé, son auvent de bois sculpté, ses soubassements de carreaux bleus et son seuil de zellige à chevrons

Galeries d'art contemporain à Guéliz

Marrakech a une scène d'art contemporain qui compte, concentrée à Guéliz, la ville nouvelle construite par les Français. Des galeries comme Matisse Art Gallery, David Bloch Gallery et Voice Gallery exposent des artistes marocains et internationaux.

Elles corrigent utilement l'idée que « le Maroc, c'est la tradition et rien d'autre ». Les œuvres exposées traitent l'identité, la politique et l'histoire marocaines comme des questions ouvertes. C'est le moyen le plus direct de voir ce que font les artistes du pays aujourd'hui. Les galeries ouvrent en général de 10h à 13h et de 15h à 19h. Choisissez-en une ou deux plutôt que de vouloir toutes les voir. Rien d'indispensable, mais une heure bien employée si vous l'avez.

L'Écomusée berbère (Musée berbère)

Dans l'enceinte du Jardin Majorelle, ce petit musée présente la culture berbère : textiles, bijoux, vie quotidienne. Le parcours est court et bien conçu. La plupart des visiteurs passent devant pour aller au jardin ; si vous montez ensuite dans l'Atlas voir des villages berbères, il vous donnera de quoi comprendre ce que vous y verrez. Une visite de 30 à 40 minutes suffit, et elle se fait dans la foulée du jardin.

Comprendre la géographie de Marrakech

La ville se divise, schématiquement, en quatre quartiers. La médina est la ville historique dans ses remparts, où logent la plupart des visiteurs, et où se trouvent les souks, les riads, Jemaa el-Fna et l'essentiel des sites. Guéliz est la « ville nouvelle » tracée par les Français à partir de 1913, avec ses larges boulevards, ses restaurants contemporains, ses galeries et ses boutiques ; on y respire mieux. L'Hivernage, entre les deux, réunit des hôtels haut de gamme, des jardins et la vie nocturne. La Palmeraie, au nord-est, aligne quelques complexes de luxe, des itinéraires cyclables et beaucoup plus de calme.

Pour une première visite, on loge le plus souvent dans la médina, pour être à deux pas des sites. C'est très bien, mais sachez que vous privilégiez l'intensité et l'authenticité au détriment de l'espace et du calme. Quand il vous faudra souffler, les cafés de Guéliz sont là pour cela.

Guide de survie pratique pour une première visite

Se déplacer

Dans la médina, on marche, parce que la plupart des ruelles ne laissent pas passer une voiture. Prenez un taxi jusqu'à une porte de la médina, puis finissez à pied. Votre riad enverra quelqu'un vous chercher à un repère proche. Entre la médina et Guéliz, on circule en petit taxi. Exigez le compteur, ou fixez le prix avant de monter. Comptez 15 à 30 dirhams selon la distance.

Pour l'aéroport, le plus simple est de faire organiser le transfert par votre hébergement ; sinon, prenez un taxi officiel, les tarifs sont fixes et affichés. De l'aéroport à la médina, c'est 100 à 150 dirhams.

Gérer les rabatteurs et les guides

Vous serez abordé sans cesse, surtout près de Jemaa el-Fna et des sites. Les classiques : « Le souk est fermé aujourd'hui, mais je vais vous montrer un autre chemin », « Vous êtes perdu ? Je vais vous aider » sans que vous ayez rien demandé, ou « Suivez-moi, je connais le meilleur endroit pour... »

Répondre aux sollicitations dans la rue

Un « Non merci » poli mais ferme, en français, passe mieux qu'en anglais. Continuez à marcher. N'entamez pas la conversation, elle sera prise pour de l'intérêt. Si quelqu'un vous rend un vrai service, en vous remettant sur le bon chemin ou en vous trouvant un taxi, 10 à 20 dirhams sont un remerciement correct.

Si vous voulez un guide professionnel, passez par votre hébergement ou une agence réputée. Les guides agréés portent un badge officiel. Ils coûtent 300 à 500 dirhams la demi-journée. Ils les valent, parce qu'ils vous donnent le contexte et savent où ils vont.

Restaurants et cuisine de rue

Dans la médina, les restaurants de riads assurent la qualité sans qu'on ait à chercher. Nomad, Le Jardin et le Café des Épices sont des valeurs sûres. Réservez pour le dîner. Évitez ceux qui postent un rabatteur devant la porte pour attraper les passants. Si on vous force la main, partez.

Si la cuisine de rue vous tente, allez-y. Tenez-vous-en aux stands qui ne désemplissent pas, prenez des lingettes, attendez-vous à quelque chose de simple et savoureux plutôt qu'à de la gastronomie. Guéliz est plus varié, de l'italien au japonais en passant par le marocain moderne. Comptoir Darna, Le Catanzaro et La Famille sont de bons choix.

Petit-déjeuner marocain avec petits tajines en céramique bleue et blanche, msemen, galettes et cafés au lait, devant un mur de zellige.

Quand visiter Marrakech

Meilleures périodes pour Marrakech

De mars à mai et de septembre à novembre, on marche toute la journée sans souffrir de la température. L'été (juin-août), le thermomètre monte à 35-40 °C. C'est tenable si vous organisez vos journées autour de la chaleur — dehors le matin et le soir, piscine à midi — mais ce n'est pas la meilleure période pour une première visite, quand on veut tout voir.

En hiver (décembre-février), les matinées et les soirées sont fraîches (5-10 °C) et les journées agréables (15-20 °C). Les riads peuvent être froids la nuit, prévoyez de quoi vous couvrir. La saison se prête bien à un séjour qui combine Marrakech avec l'Atlas ou le Sahara, meilleurs à ce moment-là.

Nous traitons ailleurs le détail des saisons au Maroc, région par région.

La place de Marrakech dans un voyage au Maroc

Comme ville d'arrivée

Marrakech fait une bonne porte d'entrée. Des vols directs la relient à de nombreuses villes européennes, et son intensité vous plonge d'emblée dans le pays. Passez 2 ou 3 jours ici, prenez vos repères, puis partez vers d'autres régions. Vous encaissez le choc culturel au début, quand vous êtes encore frais.

Certains trouvent quand même l'entrée en matière trop rude. Si vous préférez y aller doucement, commencez par la côte atlantique — Essaouira est un port de pêche en activité, et tranquille en comparaison — ou par les montagnes de l'Atlas.

Comme base pour des excursions

Sa position en fait une base naturelle pour les excursions dans l'Atlas. Imlil, d'où partent les treks du Toubkal, est à 90 minutes de route. Dans la vallée de l'Ourika, on randonne jusqu'aux cascades et l'on traverse des villages berbères. Notre guide du Haut Atlas détaille tout cela, de la sortie à la journée au trek de plusieurs jours. Le désert d'Agafay offre des paysages désertiques sans les longues heures de route qu'impose le Sahara. Pour une expérience du Sahara à part entière, comptez 2 à 3 jours depuis Marrakech pour rejoindre les dunes de Merzouga.

Avec quatre à cinq jours, vous pouvez alterner la médina et les excursions : deux jours en ville, deux jours en montagne, une journée à ne rien faire au bord de la piscine du riad. Marrakech figure souvent dans les itinéraires de voyage de noces, qui associent la ville et les échappées en montagne.

Comme étape finale

Beaucoup de voyages commencent ou se terminent à Marrakech, qui sert de plaque tournante. Si vous revenez du Sahara ou de Fès pour une ultime nuit avant l'avion, vous y trouverez des restaurants modernes, le confort hôtelier et une dernière dose d'énergie marocaine.

Si vous hésitez, notre comparaison entre Fès et Marrakech tranche la question selon le type de médina que vous cherchez. Marrakech est la plus touristique des deux, Fès demande plus d'efforts et se met moins en scène.

Itinéraire du premier jour

Si vous arrivez le matin :

9h00 : Petit-déjeuner à votre riad 10h00 : Explorer les souks, flâner sans programme 12h00 : Visiter la medersa Ben Youssef 13h00 : Déjeuner chez Nomad ou à votre riad 14h00-17h00 : Repos au riad (pause chaleur, récupération du décalage horaire) 17h30 : Marcher jusqu'à Jemaa el-Fna au coucher du soleil 18h30 : Regarder la place s'animer 19h30 : Dîner dans un restaurant en terrasse dominant la place 21h00 : Retour rapide sur la place, au plus fort de la soirée (facultatif)

De quoi voir l'essentiel sans vous épuiser.

Ce que Marrakech n'est pas

Quelques idées reçues à dissiper. Marrakech n'est pas reposante. Si c'est du repos que vous cherchez au Maroc, allez sur la côte ou dans un lodge de l'Atlas. C'est une ville qui stimule autant qu'elle fatigue.

Ce n'est pas non plus une ville-musée. La médina est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO et reste en même temps un quartier habité. Vous verrez des paraboles et des câbles électriques sur les façades historiques.

Et elle ne résume pas le pays. Marrakech est plus touristique que la majeure partie du Maroc : une ville bien réelle, qui « joue » aussi le Maroc pour les visiteurs comme ne le font ni les petites villes ni les campagnes.

En revanche, malgré le chaos et l'insistance des vendeurs, la ville est sûre. Les précautions urbaines habituelles suffisent — surveillez vos affaires dans la foule — et les violences visant les touristes sont rares.

Tirer le meilleur de Marrakech

La ville ne se livre pas tout de suite. Le premier jour, tout déroute ; le deuxième, vous commencez à saisir sa logique ; le troisième, vous avez trouvé votre rythme. Donnez-lui deux jours pleins au minimum, trois si vous le pouvez. À cinq, vous avez de quoi ajouter des excursions et pousser plus loin.

Si vous avez le choix, logez dans un riad traditionnel. Le contraste entre le vacarme de la médina et le calme de la cour est au cœur d'un séjour à Marrakech. Il vous faut ce refuge où revenir.

Et ajustez vos attentes. Marrakech sera plus intense et plus commerçante que vous ne l'imaginez, et plus intéressante aussi.

Lanternes en laiton ouvragées illuminées dans un étal de souk à Marrakech.

Préparer votre première visite

Un peu de préparation porte ses fruits à Marrakech. Savoir ce qui vous attend dans la médina fait presque toute la différence entre un premier jour pénible et un premier jour réussi, que la ville soit votre porte d'entrée au Maroc ou une étape d'un itinéraire plus long.

Nous aidons ceux qui découvrent Marrakech à s'y orienter, dans des voyages sur mesure qui font alterner l'énergie de la ville, les échappées en montagne et le calme du désert. Si vous préparez un voyage de noces ou un voyage en famille, Marrakech y trouve en général sa place, et nous l'inscrirons dans l'itinéraire de façon qu'elle vous porte au lieu de vous épuiser.

Marrakech en résumé

L'essentielJemaa el-Fna au coucher du soleil, souks, medersa Ben Youssef
Au-delà des évidencesLa Palmeraie à vélo, le Mellah, les galeries de Guéliz
Meilleures périodesMars-mai, septembre-novembre
DuréeMinimum 2 jours, idéal 3-4 jours
Où logerRiad en médina pour l'atmosphère, hôtel à Guéliz pour l'espace
Se déplacerÀ pied dans la médina, petits taxis entre quartiers
Où mangerRestaurants de riads fiables, Nomad et Le Jardin valeurs sûres
Conseil de survie« Non merci » sans ralentir le pas, et la plupart des sollicitations tombent

À retenir

Marrakech se révèle lentement. Le premier jour, ce n'est que du bruit ; au troisième, vous prenez deux fois le même raccourci sans y penser.